Cinq nouvelles tables qui agitent Paris ce printemps 2026

Le printemps parisien, c’est aussi celui des ouvertures qui font parler. Chefs étoilés qui changent de registre, nouveaux concepts qui sortent des sentiers battus, néo-bistrots qui débarquent dans les quartiers où on les attendait : voici cinq adresses à tester (et à réserver vite) avant que tout le monde ne s’y rue.

Mantra, le malaisien qui rafle tout (9e)

Rue Rodier, le restaurateur et sommelier Jonathan Caron (L’Innocence) et le chef Manogeran Shasitharan, dit Jack (passé par Saint-James), ont ouvert Mantra à l’automne 2025. En quelques mois seulement, le lieu s’est imposé comme l’événement gastronomique de la saison, jusqu’à décrocher le titre de meilleur restaurant 2026 aux Time Out Awards. Une cuisine vibrante, inspirée par les racines malaisiennes du chef, dans une salle qui ne désemplit pas. Réservation très vivement conseillée.

Mantra, 17 rue Rodier, Paris 9e.

Éthanol, le bar à vin de Maxime Bouttier (11e)

Le chef étoilé Maxime Bouttier (Géosmine) a ouvert sa deuxième adresse en février, à trente mètres seulement de son restaurant gastronomique. Installé dans une ancienne cordonnerie soigneusement rénovée à l’angle de la rue de la Folie-Méricourt et de la rue Jean-Pierre-Timbaud, Éthanol vit en deux temps : apéro et assiettes de 17h à 19h, puis vraie table à partir de 19h. La carte fait la part belle à la mer (charcuteries de poisson maison, sardines, anchois, poutargue), aux salaisons du sud de l’Espagne et aux fromages de Chez Virginie. Sans réservation, à l’espagnole.

Éthanol, 28 rue Jean-Pierre-Timbaud, Paris 11e.

Calcifer, la cuisine à la flamme façon Miyazaki (3e)

Dans le haut Marais, à la place de l’ancien Istr, le directeur de salle Antoine Rollin (passé par L’Espadon du Ritz, Le Bistrot Flaubert et l’Hémicycle) et le chef Gaétano Carpinelli (Maison Troisgros 3 étoiles, Passerini, La Réserve Paris) ont ouvert Calcifer le 1er avril 2026. Le nom est emprunté au démon du feu du Château ambulant de Miyazaki, et il est plutôt bien trouvé : ici, la braise est la signature de la maison. Asperges grillées et œuf frit, turbot entier au pil pil, txuleta basque vieillie 30 jours, jusqu’aux desserts qui passent au barbecue. Adresse parfaite pour un dîner entre amis qui cherchent autre chose que le bistrot classique.

Calcifer, 41 rue Notre-Dame-de-Nazareth, Paris 3e.

L’Amic, le néo-bistrot de quartier qu’on aurait voulu en bas de chez nous (18e)

Dans une rue calme du quartier Jules Joffrin, derrière Montmartre, L’Amic (« l’ami » en occitan) vient de poser ses valises. Cinq trentenaires copains de longue date sont à l’origine du projet, dont le chef Gabriel Urgese, milanais aux racines partagées entre les Pouilles et la Normandie. Atmosphère chaleureuse de bistrot installé là depuis toujours, cuisine fine entre tradition française et influences italiennes, menu déjeuner imbattable autour de 22 €, et une terrasse ensoleillée qui appelle à s’attarder. Le 18e nord continue, table après table, de prouver qu’il fait partie des quartiers les plus excitants pour qui aime manger bien sans le décorum.

L’Amic, 16 rue Letort, Paris 18e.

Occasion, le semi-gastro design de Goncourt (10e)

Reprise par Margaux Baju (passée par le Plaza Athénée, Akrame et Le Perchoir) et Candice Brée (ex-Pages, Gaya), l’ancienne adresse végétarienne Sezono est devenue Occasion en février 2026. Cuisine semi-gastronomique en menu unique de quatre plats à 49 € (cinq plats à 59 € le samedi soir), et particularité qui explique sans doute le nom : les patronnes mettent en avant des objets d’arts de la table et du mobilier mid-century chinés un peu partout. Banquettes 70’s, chaises Breuer, couverts vintage : la salle se visite autant qu’on y mange.

Occasion, 13 rue Jacques-Louvel-Tessier, Paris 10e.

À côté de ces cinq, on garde l’œil sur quelques ouvertures plus tardives qui devraient marquer la fin du printemps : Bergère X Paris, l’immense brasserie de 200 places sous verrière au 14 rue Bergère (9e), dans les murs de l’ex-siège de la BNP, et le restaurant d’Anne-Sophie Pic à la Fondation Cartier pour l’art contemporain place du Palais-Royal, attendu pour l’automne.

Bref, Paris ne manque pas de raisons de sortir cette saison. La seule difficulté, c’est de réserver à temps.